Petits poèmes de jeunesse (1983)

Temps relatifs

Hier, aujourd’hui, demain

Demain, hier, aujourd’hui

Dansent une ronde infernale dans ma tête

Hier, ton corps

Demain ton corps

Et aujourd’hui qui n’en finit pas

Téléphone 

Ta voix au téléphone

Et c’est l’univers entier

Qui tremble et qui affole

Mon corps de la tête aux pieds

Anticipation

Les premiers baisers, les premières caresses

Les premiers désirs, la première tendresse

Le choc passé de nos regards qui s’agressent

Frémissants

Et ta bouche qui vibre sur mon corps qu’elle blesse

Tendrement

 

Intimité

Les soleils nocturnes de nos nuits étoilées

Tendre et rêveur tu me caresses du regard

Et je tangue et je bois ce regard

Qui me saoule

 

Imaginaire de soi(e)

Un univers à soi coloré, translucide

Rien qu’a soi, l’exaltation d’un moment

Manège de rêveries bleutées

Qui tourne et tourne jusqu’à la folie

Des mots, concepts, idées qui enivrent

Des matières douces dont on s’enveloppe

Aux couleurs inventées à sa mesure propre

Intérieur, transfiguration du réel

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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