C’était une nuit de Toussaint

Main dans la main nous sortons dans l air froid et nocturne.

La nature exhale ses parfums d’herbe fraîche. les corps en accord se confondent et s’amantent.

L’infini horizon exalte nos désirs.

Les champs se perdent au creux des bois.

Nous suivons des chemins pris sans savoir où ils vont,

Si ce n’est vers, irrésistible, le soleil rouge lumineux et serein

Alors et comme captifs de l’ immense vibration de la mer qui plie et déplie dans le soir ses franges argentées

Un pas S’arrête un regard hésite un rire se moque d’ un mot qui tremble au bord d une lèvre qui s’ offre

Et pris dans la houle d un désir heureux deux corps s’ enlassent et ne se lassent pas dans l’herbe de s’embrasser comme on embrasse l’infini.

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