L’année voyageuse

Les petits ruisseaux font les grandes rivières

Les petits bateaux vont jusqu’à l’océan

Papier cailloux ciseaux mon cœur en bandoulière

Je partirai matin et sur la mer voguant

Me laisserai aller où le vent me gagne

J’aurai pour tout bagage mes poches sous les yeux

Outre-mer cueillerai quelques fleurs de Cocagne

J’aurai pour tout viatique ton regard amoureux

Ton regard consterné laissé sur le rivage

Avant qu’un trop plein d’ eau ne coule sur nos joues

Avant qu’au nouvel an ne se tourne la page

Et que l’étreinte ne s’affadisse entre nous

Il fallait que je parte il est déjà si tard

Les petits bateaux vont jusqu’à la mer

Déjà trop tard peut être pour un dernier depart

Papier cailloux ciseaux mon cœur en bandoulière

Quelques fleurs de Cocagne à cueillir en viatique

Pour nos âmes blessées nos amoursqui s’empêtrent

Sur mes petit bateaux papier cailloux plastiques

Seule Outre mer j’irai je reviendrai.. peut-être..’💕

5 Comments

  1. Une cadence nette et bien formée, un petit côté rimbaldien dans la consonance musicale et les associations verbales, ainsi que dans les effets de sensation produits.

    * cette façon d’écrire « coeuillir » est des plus poétiques, je trouve ! Voilà une poésie d’une réelle inventivité !

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