Hormones(?) versus solitude

Elles ont besoin d’amour, besoin de mains qui les frôlent, de regards émus, de mots balbutiés, besoin de la brûlure du désir et de rires émoustillés.

Elles ont besoin de se sentir s’ envoler avec ce grand  soleil dans leur tête, leur corps, leur sexe, besoin de la fusion, du corps de l’autre qui épouse et exalte l’existence en elles.

Elles ont besoin de chanter leur vie, et qu’à leur chant un autre chant se mêle. Elles ont besoin d’une main qui s’accroche à la leur et qu’on leur dise combien elles sont indispensables, à quel point un seul de leurs regards… Que douce est leur caresse, combien est douce aussi, la caresse de la caresse,  et douce enfin leur peau sous la main…

Elles ont besoin d’une épaule où pleurer tout leur soul leurs pesanteurs de vie, besoin que l’on boive leurs larmes, besoin qu’on leur susurre en douceur des paroles consolantes.

Elles ont besoin, tellement besoin de tout ça, mais la vie va son train. la vie va son train de doléances et de solitude, de silences et de paroles amères ou contraintes. la vie va son train de grands discours et de cris intérieurs. De regards qui s’évitent et de corps indifférents, de mots ravalés de trop de pensées hostiles. Quelques partages et puis plus rien.

La vie va, elles ne vont pas, elles vont quand même, et vont, et vivent.

Et toi tu les croises et tu leur parles, elles sont douces, affairées, tristes, espiègles, joyeuses, sévères et vont fières et le regard dur. Elles portent en silence leur lourd fardeau de solitude et le jour elles vont et vaquent, elles ont fière allure. Cultivent en cachette quelques nostalgies des temps anciens, quelques regrets que les soirs de mélancolie ravivent.

Et toi tu les croises et tu leur parles. Toi qui leur ressembles, toi, leur sœur de solitude.

4 Comments

  1. Très beau portrait de femmes, sans cesse dans leur course en avant, fortes, solides, et qui n’auraient rien contre le fait de partager, conjuguer à deux ce voyage de la vie. Il y a des passages désertiques entre les oasis de douceur… Il faut continuer de croire aux oasis !
    J’ai beaucoup aimé te lire 🙂

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  2. Poignant…car tellement vraie cette sorte de comédie de l’indifférence que l’on joue chaque jour pour masquer chacun sa même solitude…je crois.

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