2020..

C’est dis-je en vain pour ceux-ci que 2020 vint

En vain dis-je que de deux mil vins

Parvint

la maturité

Que toute honte bue s’aprêtèrent à boire

Sans partage aucun

C’est qu’ ils ne partagent pas

Les fils à papa !

« A nous de l’oseille sa croissance,

Exponentielle

A vous des problèmes leur souffrance

Existentielle…

A vous la piquette, à nous les bons crus « 

Disent sans complexe ces hurluberlus.

En marche fut-il

Futile, mais dangereux

Pitoyablement régressif

Sous couvert de progrès

Impitoyablement répressif

Démocrate au rabais.

Et vint toute honte bue,

L’affreux,

Vint après tous ceux

Qui depuis 30 ans et plus

-C’est la crise, c’est l’Europe, le progrès, comprenez !! –

démolissent

Ce que nos luttes ont construit

Il vint

Parachever enfin

Des capitalistes

L’oeuvre impie

Et sous couvert de progrès,

Ses copains

A petit pas mais à grand prix

S’enrichissent

Chacun sur ce chemin

Fit d’infimes

Mais répétés

Amplifiés

Mais funestes

Péchés

Préparant la récolte

Dont hélas récoltames

Les fruits talés,

Nous les damnés

Nous de la terre les damnés

Lorque montant des vignes villes et jardins

Les voix profanes

Des dignes et tristes humains,

Relayées par leurs mannes,

S’élevèrent jusqu’au divin

Jusqu’a le sortir

De sa longue sieste

Le seigneur excédé

Pour la nouvelle année

Bacchus, Yavhe , Allah,

Peut importe le nom qu’on lui prêta

Dieu dit : « assez

Il bailla et dit !!

C’est assez, faisant grise mine

Miséricorde et bonté divine

Cette hydre infernale a assez vécu,

Assez bu,

Assez mangé

Assez saccagé mon sol hospitalier

Assez fait pleurer

Tous ces pauvres sacrifiés

A ses appétits démesurés « 

Alors s’ébrouant

comme un chien se secouant

Les puces

Dieu s’est débarrassé

Sélectif

De l’affreux, de l’éprouvant,

Capitaliste…

2020 sera peut-être…

Une bonne année !