L’insondable tristesse du chapeau haut de forme

Tous les jours en passant dans cet étroit vestibule qui constitue tout le rez de chaussée de son petit duplex, Pierre avise d’un oeil distrait tout autant que familier ce chapeau haut de forme qui prend la poussière, pendu à son porte-manteau, à la patère la plus haute, ce qui lui donne tout à fait l’air de le coiffer. Pierre décrochant son manteau à ce même porte- susdit se dit qu’il faudrait bien un jour dépoussiérer ce beau chapeau, et d’ailleurs s’interroge-t il que fait-il là ce chapeau ? Il lui semble l’y avoir toujours vu, il bien du pourtant atterrir là un jour, le porte-manteau n’est tout de même pas né avec ce chapeau !

Mais Pierre ne sait pas, ne sait plus, il a comme tous les matins, à peine le temps de se poser cette question, qu’elle s’efface déjà de son esprit, remplacée par mille autres interrogations plus terre à terre : « Devrait-il se dépêcher davantage ? Ne va -t-il pas être en retard ? » Il lui semble déjà entendre la voix pointue du contremaître, »encore en retard Dutilleul » lui dira-t’il c’est la troisième fois cette semaine !! »

Pierre se presse donc, court après sa clé, « où est-elle encore passée grogne-t-il en retournant les poches de son anorak, puis court après son bus, pourvu qu’il ne soit pas déjà passé… »  et une fois dans le bus, a tout a fait oublié le chapeau. Il ne lui reste de cette pensée récurrente qu’un vague malaise, la sensation persistante d’un oubli, de quelque chose qui lui échappe, comme un léger vague à l’âme, une tristesse sans objet.

Puis Pierre s’installe dans sa journée et appliqué à jouer son rôle de chaque jour oublie jusqu’à ce malaise. La routine de son boulot lui plaît, il aime visser des boulons, vérifier des charnières, plaisanter avec ses collègues et charrier le contremaître qui sous ses airs bougons n’est pas un mauvais bougre.

Dans cet univers très masculin, il faut, caméléon, se faire sa place. A coup de remarques péremptoires et de blagues éculées, Pierre s’est construit son personnage tout autant qu’il s’est coulé dans le moule. La vie lui apparaît comme une vaste scène de théâtre où déployer tout son talent. Sa façade soigneusement construite ne laisse rien apparaître de son vrai moi.

Personne, sinon lui, ne connaît le Pierre des dimanches moroses qui tourne en rond dans son petit duplex de célibataire, ressassant ses doutes existentiels et ses appréhensions à vivre la sexualité. -Les mouchoirs et autres papier-torchons souillés qui s’accumulent dans le tiroir de sa petite table de nuit témoignent de sa solitude et de ses manques.-

Non personne ne connaît le Pierre que les sentiments de décalage et de doute propulsent régulièrement hors du lit et dans les rues, à la faveur de ses insomnies, à la recherche d’il ne sait quoi.

Ce Pierre là n’existe pour autre que lui même.

Tout s’estompe et se métamorphose confronté à la rugueuse affection de ses collègues de trimard. Les histoires des autres le distraient de ses ruminations et il se coule tout entier dans ces vies, brutes de décoffrage et sans malice. 

Il les aime tous :

Les rodomontades d’Eugène, le fabulateur qui transforme toute tribulation, même la plus triviale, en triomphe personnel, et quand il s’agit d’une femme, toute rebuffade en magistrale histoire de cul.

Comme les révoltes de Roland, le perpétuel insoumis, qui manifeste beaucoup mais surtout en paroles, faisant régulièrement partager ses coups de gueule et considérations politiques grandiloquentes à toute l’équipe…

Il y a les autres, tous les autres, et puis il y a Fred, toujours à l’écoute, souvent silencieux, celui-ci, le plus timide, les yeux cernés, que Pierre préfère, en secret.

Il se garde bien de le dire et ne s’en est jamais confié, même à l’intéressé, il a appris à garder ses affections pour lui.

Des difficultés de Fred, mal marié à une femme qui ne l’aime pas, les autres ne savent rien. Fred, c’est le bon camarade, celui qu’on vient voir quand on a un souci, toujours près à écouter, sans donner de conseils inutiles, à rebours de tant de gens. Celui qu’on oublie le reste du temps.

Des difficultés de Fred, seul Pierre est au courant. Parce qu’ils se sont parlés un soir de septembre, accoudés à la même balustrade d’une nuit d’insomnies.

Car Pierre, lors de ses insomnies,aime descendre de son nid haut perché de ce quartier de Lyon -il vit à La Croix Rousse- et gagner cet endroit surplombant la ville. Il s’accroche à la rambarde, laisse ses pensées dériver et part loin très loin avec elles. Au fur et à mesure qu’elles se diluent dans l’éther elles s’apaisent et perdent de leur mordant initial. Pierre s’imagine planer avec elle, son corps allégé d’autant, au dessus de cet océan de lumières piquetées d’ombre que la ville déploie en contrebas. C’était un soir que perdu dans cette méditation familière il a senti que quelqu’un venait s’accouder de même. La lumière régnait en maîtresse sur la ville endormie et quand Pierre s’est retourné pour voir qui venait, ses yeux éblouis n’ont vu dans la faible lueur rémanente qu’une ombre chinoise. Un homme, dont la tournure lui a semblé familière et dont le bonjour lui a ôté le dernier doute. « Fred ? c’est toi ?? »

C’est ainsi que les deux hommes ont découvert qu’ils habitaient à deux pas l’un de l’autre.

Ils travaillaient ensemble, depuis cinq ans dans la même usine, la même chaîne de ce service qualité et jamais ils n’avaient su qu’ils habitaient si près l’un de l’autre.

Ce soir là, dans l’obscurité tiède de cette nuit d’été finissant, ils se sont parlés, ; d’abord de leurs insomnies respectives, Pierre s’est surpris à évoquer quelques uns des petits vélos tournant sous son crâne ; puis de leurs vies, Pierre de la solitude, Fred de la sienne, en définitive, cette solitude qu’on ressent en compagnie, lorsque l’on ne se parle plus que pour se passer le sel ou déplorer les temps contemporains. Il a parlé de ce petit, qui pleure beaucoup, qu’il aime aussi, pour qui ses insomnies ont commencé.

Ils ne se sont plus rencontrés depuis lors, les horaires sans doute ne coïncidaient plus, de l’insomnie de 1h de l’un au biberon de 3h du petit de l’autre.

Rien en apparence n’a changé dans leurs rapports, si ce n’est une poignée de main, une bourrade, parfois un peu plus appuyées, un regard furtif vers les cernes de l’autre. De temps en temps un café partagé en silence à la pause.

Oui Pierre apprécie ses collègues, son boulot d’OS ne lui déplaît pas non plus et il aime aussi son petit nid de solitude haut perché sur la ville, comme entre ciel et terre , accroché au versant de cette colline que hante le souvenir des valeureux canuts et leurs combats.

Pierre vient de l’ouest lyonnais, d’autres collines qui abritent les belles maisons de ces bourgeois enrichis au commerce de la soie.

Ce petit appartement est un héritage.

Il en a hérité d’un grand-père un peu farfelu, un grand bonhomme dégingandé, toujours sapé comme un pape, ce » Grand’Pa Toine « comme il l’appelait, avait rompu avec toute sa famille sauf lui, Pierre… Ou était ce toute la famille qui avait refusé de le voir ? Pierre ne sait pas trop, çà s’est passé quand il était petit.

Ce qui s’est passé, Pierre n’en a pas idée, il a bien essayé de savoir mais tous (et Grand’Pa Toine comme les autres ) esquivaient ses questions.

Toujours est-il que le retrouvant lors d’un mariage où ses parents n’avaient tout de même pas pu faire autrement que tolérer sa présence, Pierre avait renoué avec ce grand père arraché si tôt à son affection.

Dès lors il n’a eu de cesse de provoquer des rencontres, et assez grand pour le faire ; prétexté un entraînement de basket pour passer voir son grand-père, une heure volée à cet entraînement tous les mercredis…

Pierre soupire, déjà 7 ans que Grand’Pa Toine est décédé, une crise cardiaque foudroyante. Il se rappelle encore avec amertume de l’enterrement, cette cérémonie si froide, sans musique autre que les orgues de l’église, et sans paroles, sinon le petit hommage que Pierre a tenu à prononcer.

Ses parents n’ont jamais compris qu’à peine son bachot en poche et tournant le dos à la brillante carrière d’avocat que ses parents imaginaient pour lui il ait quitté la maison et leurs continuelles pressions pour s’installer dans le petit appartement de son grand-père. Ce petit appartement que son grand-père lui avait légué, là aussi, suscitant l’incompréhension de tous. Il faut dire que Pierre leur avait soigneusement caché qu’il voyait Grand’Pa Toine.

Ce soir là c’est le jour anniversaire de la mort de son grand-père et Pierre calcule, étendu, tournant et retournant sans son lit, qu’il n’a pas vu ses parents depuis bientôt cinq ans, depuis ce jour où il avait profité du repas dominical pour tenter de leur extirper la raison de la brouille, sa propre raison impuissante à comprendre ce qui pouvait motiver une colère si entière, si définitive, qu’elle perdure par delà la mort du protagoniste principal.

Devant leurs visages fermés il avait battu en retraite et se souviendrait toujours du ton méprisant de son père, de cette phrase abrupte autant qu’incompréhensible crachée en guise de conclusion à cette discussion avortée « De toute façon tu lui ressembles, et plus que tu ne crois »

Il n’arrive décidément pas à se rendormir, et descend une fois de plus ses marches en colimaçon puis les escaliers de l’immeuble, va s’accouder à la rambarde familière.

Ce soir la lune est pleine, et la nuit est printanière, un printemps très précoce puisque mars commence à peine. Quand il est passé près du chapeau, celui-ci semblait luire faiblement. Pierre a sursauté avant de constater que le petit fenestron de son antichambre était éclairé par la lune.

Quand il a levé les yeux , la lune lui a semblé tellement proche qu’il a eu l’impression de pouvoir la toucher. Cela lui remit en mémoire le poème qu’aimait lui réciter Grand’Pa Toine quand il était petit. Il y repense accoudé à sa rambarde comment c’est déjà «  Oui j’avais laissé la fenêtre ouverte et la lune était entrée… » Il se rend compte qu’il a parlé à voix haute quand il entend derrière lui quelqu’un reprendre doucement « Elle était là cette nuit là dans ma chambre et elle brillait, j’aurais pu lui parler, j’aurais pu la toucher, mais je n’ai rien fait, je l’ai juste regardée »

Fred, car c’est lui, le rejoint et vient s’accouder près de lui.

Un silence s’installe qu’aucun des deux n’ose rompre, puis Fred dit « Tu le connais donc toi aussi ce poème ? Ma mère me le disait, je le récite parfois à mon bébé pour l’endormir »

Pierre lui répond « Moi il me vient de mon grand père »

Il raconte alors Grand’Pa Toine, La brouille incompréhensible, les visites en cachette, l’héritage. Fred comme à son habitude l’écoute avec attention, lui fait préciser deux ou trois détails mais pour l’essentiel le laisse parler, sans jamais cesser dans l’obscurité de le soutenir du regard. Pierre vide son sac, lui qui parle si peu de lui, se révèle intarissable sur ce grand père qu’il aime tant, a si peu connu…conclut « Tu comprends Fred, je me suis toujours senti étrangement proche de lui, j’admirais sa prestance qui m’impressionnait un peu et en même temps, il respirait l’humour, la bonhomie, il mettait tout de suite les gens à l’aise. Malgré tout on percevait parfois dans son regard une sorte de mélancolie, tu vois ? Comme un ciel bleu qui se couvre tout à coup de nuages… Dans ces moments là il me disait toujours « Va mon Pierrot, va profiter, on se verra mieux la semaine prochaine. » Heureusement c’était rare et j’ai passé des heures passionnantes avec lui à parler de tout et de rien »

Fred a posé sa main sur la main de Pierre qui s’en trouve étrangement ému, un peu gêné. Fred se racle la gorge et retirant sa main demande « Tu n’as jamais su pourquoi ta famille ne voulait plus le voir ? »

Pierre soupire : « Non, jamais, j’ai posé la question mais personne n’a voulu me répondre, tous se refermaient comme une huître » il s’interrompe comme la dernière conversation avec son père lui revient en mémoire, surpris de la vague d’émotion que ça provoque en lui. A la place il raconte l’enterrement et surtout le moment de dévoilement du testament « Tu sais, Fred lui dit il en lui saisissant le bras, quand mes parents ont compris que Grand’Pa Toine m’avait légué son appartement parce que j’étais resté en contact avec lui mon père m’a gifflé, gifflé, tu te rends compte ? Grand’Pa Toine était à peine enterré !! »

Fred retire doucement son bras que dans son exaltation Pierre serre un peu trop fort : « Et ta grand-mère  ? » « morte aussi précise Pierre morte avant ma naissance, là aussi je ne sais pas trop,on m’a parlé de dépression »

Fred regarde Pierre, son regard brille et Pierre pense l’avoir ému. Il commence une phrase pour s’excuser de plomber l’ambiance avec ses histoire de famille quand Fred l’interrompe  «  Tu sais Pierre ce soir Jade m’a dit qu’elle me quittait, elle a rencontré quelqu’un d’autre et puis nous deux tu vois ça ne marchait pas trop » Fred se tait et détourne le regard, Pierre comprend qu’il ne veut pas pleurer devant lui.

« Allons boire un coup à la maison propose-t-il « je parle je parle et tu m’écoutes et toi tu es malheureux tu ne me le dis même pas ! On boira et tu me raconteras ou pas comme tu veux mais on va passer un moment ensemble » et malgré les faibles dénégations de Fred il l’entraîne le long de la pente puis des marches.

En arrivant dans la petite antichambre, Fred remarque le chapeau :

Quelle tristesse ce chapeau tout poussiéreux s’exclame-t-il mais d’où le sors-tu ? est-ce qu’il est à toi ? ET se retournant vers Pierre « Tu aimes les chapeaux, c’est un vrai chapeau de dandy dis-moi ce chapeau là ! »

Pierre scrute alors le chapeau et la question, longtemps restée en suspens, trouve tout à coup sa réponse ‘Mais oui un chapeau de dandy c’est le chapeau de mon grand père bien sur !! Ce porte-manteau était la seule chose que les déménageurs avaient laissé dans l’appartement quand je me suis installé !!! Comment ai-je pu oublier »

Fred décroche alors le chapeau de sa patère, les deux hommes se penchent sur le couvre-chef que Fred a retourné sur la petite table attenante au porte-manteau,celle où Pierre laisse habituellement gants, écharpes, clefs..

Dans cette antichambre étroite en fait un petit vestibule, à peine un couloir, les deux hommes sont à l’étroit et Pierre est ému de sentir son ami si proche. il s’étonne de sa réaction physique, chaleur soudaine, jambes molles, regard brouillé, et constate que les mains de Fred tremblent légèrement autour du chapeau retourné. Voir ce chapeau de près avec sa doublure rouge cerise, usé au bord d’avoir été beaucoup porté lui évoque son grand-père avec une telle force qu’il croit le voir se dresser devant eux, son air bonhomme, et le petit clin d’oeil qu’il lui envoyait parfois.

Pierre a un flash et s’écarte un peu pendant que Fred parle encore, il ne l’écoute plus, il a 5 ans il tient la main de deux hommes, son père et son grand-père, très haut au dessus de sa tête les deux hommes discutent avec véhémence, et des paroles dures qu’ils ne comprend pas s’échangent au dessus de sa tête comme des balles de ping pong. Levant craintivement la tête il constate que le visage de son père a pris une couleur rouge-brique tandis que sous le chapeau, aggravée par l’ombre porté, la figure longue et fine de son grand-père est blafarde. Une violente émotion l’étreint et l’envie de pleurer lui serre la poitrine, lui monte dans la gorge. Interrompant un peu abruptement Fred il lui dit « montons » et empoignant le chapeau il s’engage dans le petit escalier en colimaçon.

Fred le suit un peu interloqué et tous deux se retrouvent dans la pièce principale. Pierre indique à Fred le canapé lui dit mets toi à l’aise, lui dit je vais chercher à boire et quelques biscuits, le wc c’est la première porte à gauche et il s’engouffre dans le réduit qui lui sert de cuisine. Son coeur bat la chamade, s’il avait couru un 100m ce ne serait pas pire, il peine à retrouver ses esprits et son cerveau lui présente en boucle cette scène l’insondable tristesse qui se dégage de la figure de son GrandPa dans l’ombre portée du chapeau, l’insondable tristesse qui semble se dégager du chapeau quand il passe près de lui, tout se mélange dans son esprit et se traduit dans son corps par cette exaltation qu’il ne se connaît pas.

Il entend Fred s’exclamer dans le salon et quand il revient un peu calmé avec les biscuits et une bouteille de morgon, celui-ci lui tend le chapeau retourné, « Pierre ! Regarde, la doublure est décousue là et je crois qu’il y a quelque chose. » Pierre tombe plus qu’il ne s’assoie lui aussi sur le canapé et prend le chapeau des mains de son ami.

Le tissu satiné est effectivement décousu sur un coté, comment Pierre ne l’a-t-il pas vu plus tôt ?

Et quand Pierre passe ses doigts entre le tissu et le cuir rigide du chapeau, il sent du papier. Pierre retire précautionneusement le papier. « Tu veux que je m’en aille ? » Demande alors Fred toujours soucieux de ne pas gêner ; « NON crie Pierre, puis gêné à son tour reprend plus calmement « non je souhaite que tu restes, tu sais ce n’est peut être rien, une note de teinturier, sa liste de courses… « tente t-il de plaisanter mais sa voix qui part vers les aigus trahit sa vive émotion. Fred l’observe tandis que Pierre baisse les yeux vers le papier, d’abord il ne voit rien, rien que des lignes fines qui se chevauchent devant ses yeux, respire un grand coup tu verra ça va aller mieux lui dit doucement Fred. Pierre ferme les yeux,respire profondément,l,es rouvre… les lignes sur le papier se sont stabilisées : « Mon Pierrot … » Pierre lit la lettre, cette lettre qui lui est destinée. La petite écriture fine et méticuleuse de son grand-père.

Il comprend, au fur et à mesure de cette lecture, il comprend

– Pourquoi son grand-père avait choisi de s’exiler de sa famille, et pourquoi il en était rejeté ; – Pourquoi lui même Pierre s’était toujours senti si décalé, si différent des autres, si malhabile avec les femmes, si proche de son grand-père.

-Il comprend ce qu’il a toujours voulu ignorer.

-Il comprend pourquoi le mépris, pourquoi la tristesse.

Alors il se rapproche de Fred, lui dit « reste, reste avec moi, reste cette nuit »

Et l’embrasse.

7 Comments

  1. Très beau texte. L’homosexualité de Pierre est très bien suggérée dès les premières lignes, de même que pour celle de son grand père avec la phrase du père « tu lui ressembles plus que tu ne le crois ». C’était un récit beau et doux et en même temps tellement triste. Bravo

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  2. Excellente nouvelle ! Les personnages sont complètement véridiques. Je n’ai pas d’imagination pour deviner le contenu de cette révélation forcément triste… mais ça n’enlève rien à la qualité de ton écriture et à cette « morale »: lorsqu’on comprend, un peu du trauma s’efface.

    Aimé par 1 personne

    1. Ah je me demandais si c’était assez explicite j ai peut être trop suggéré : le grand père est rejeté par la famille qd elle découvre ou quand il leur dit qu’il est homosexuel et la famille crée autour de ça un secret de famille. Pierre n est pas chanceux en amour et mal a l’aise avec les femmes comme d ailleurs avec les archétypes de la virilité mais il n’a jamais exploré la voix de l’homosexualité…il découvre avec la lettre de son grand père qui lui dévoile le pot aux roses que son amitié pour Fred n’est peut être pas de l amitié mais de l amour

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  3. Magnifique texte Céline. J’ai aimé l’approche psychologique des personnages. J’ai aimé aussi la description des collègues de boulot et leurs aspects malhabiles qui cachent des qualités de cœur. Chapeau pour ce beau texte 😉 Pierre va t’il continuer à « porter le chapeau » de son grand père et de sa famille? Merci pour ce partage et la qualité de tes textes que j’ai toujours grand plaisir à lire. Alan

    Aimé par 1 personne

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