Elle traine

Elle traîne ses guêtres

Et mime un goéland

Que des ailes trop grandes

empêchent de marcher

S’amuse et rit d’ainsi

Taquiner la muse et si

Elle parle,et divague, et s’ennuie

C’est que ses ailes à elle

N’ont pu se déployer….

L’empêchant de voler

C’est son coeur dérobé

Coeur embrasé, puis cendres

Pris â qui croyait prendre

C’est son coeur DÉVASTÉ

Qu’elle agace et puis lasse et se blesse

Et se laisse…

Tomber

Poursuit dans sa mémoire un

Souvenir suave et rit

Et le passant qui passe

Dépose avec dédain

Quelque sou dans la main

De la femme lasse

De la femme saoûle

Encombrant son chemin

3 Comments

  1. C’est vrai qu’il n’y a pas plus ailé que cet oiseau pour rêver de s’envoler…mais avec le zèle des mots on peut combattre sa peine et s’en aller presque aussi haut…

    Aimé par 2 personnes

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