Au nom de la louve qui est en nous

Au nom de la mère, de la fille, au nom de toutes les saintes esprit je vais vous raconter cette histoire,

Au nom des mères dégénérées, filles perdues, esprits insânes je vais vous raconter cette histoire.

Au nom de toutes les maratres, filles ingrates, femmes tombées je vais vous raconter cette histoire.

Au nom des femmes qui pleurent, des filles qui rient, des feux follets errant dans des déserts sans noms, je vais vous raconter cette histoire !

J’étais cette femme, mère et fille,.

J’étais cette sainte, esprit perdu dans un désert psychique,

J’étais l’arbre qui cache la forêt et le doigt qui le montre, l arbre desséché aux racines nouées d’angoisse, ne sécrétant plus qu’un peuple d’os, où la mort toujours attend

J’ étais cet arbre et le feu follet gémissant dans la pénombre des tombes que n’ égaillaient plus lucioles et défunts vers luisants.

Les cimetières éclairées de pleine lune réveillaient ma peine et l’amplifiaient.

J’ étais celle qui se souvenait mais l’ univers lui même s’en souvient-il encore ?

Celle qui se souvenait avoir été en quête.

J’ étais cet être incarné, être de chair et de sang, de jouissance et de sentiments, vivant dans la jouvence et absolue détestation de tout mon être.

Lumière et ombre et communiquant avec les esprits.

A présent Ombre parmi les ombres j’implore le ciel, existe-t-il encore ?

Et Soudainement je la vois, elle est là, lissant ses grandes oreilles veloutées, perchée sur le muret et riant.

Ses yeux de braise, incandescence liquide, pénètrent mon àme et l’ inondent.

Elle me sourit de tous ses crocs et porte en elle toute la beauté du monde et toute sa sauvagerie.

La belle et la bête.

Son nom me vient aux lèvres tandis que mon ombre se prosterne devant elle. Louve. Louba, incarnation de la lune féconde, mère de toutes les désespérées.

Son regard sur moi comme une pluie d’été, légère et chaude, me délivre.

Mes pieds s’enracinent à la terre et mon être asséché d’un trop plein de larmes reprend dans ce déluge formes et couleurs.

Elle se met alors à hurler comme on hulule sous la lune puis chanter, des tombes au milieu des cyprès s’animent…

C’est tout un peuple qui se lève et dans l air soudain plus vif hurle et chante à l’ unisson reprend formes et couleurs tandis que tout reverdit et s’arc en ciel dans les confins.

Mers et montagnes, vallées profondes, mondes baignés de lune, tout reverdit alentour tandis qu’emportant son chant et toutes et tous à sa traîne la louve quitte le cimetière régénère et repeuple la terre meurtrie et délaissée.

Puis se tournant vers nous et montrant ses crocs dans un ultime sourire :

« vous êtes toutes et tous les vestales de vos existences, gardez les feux de vos foyers ardents, communiez dans le respect et l’amour des créatures qui vous cotoient et soignez la terre qui vous nourrit »

Elle crie encore

« Ne cédez pas au désespoir ne vendez plus vos âmes au diable »

Elle part et bientôt plus qu’une ombre dans le jour qui se lève, semble à nos yeux nouveaux nés, grandir et s’amplifier comme nourrie des rayons qui la traversent.

Elle est deux puis trois, elle est bientôt des milliers qui s’ éloignent en chantant leurs douces chansons de louves et disparaissent à l orée de la forêt.

Au nom de la mère de la filles et de toutes les saintes d’esprit…

Au nom de toutes celles et ceux qui savent garder ardent le feu des foyers de leurs existences.

Je vous raconte cette histoire.

11 Comments

  1. Bonjour, vous vous êtes abonné à mon blog, puis-je connaître la raison car je ne vois ni com ni like de votre part avant ou après cet abonnement. Est-ce pour faire de la pub pour votre blog, est-ce pour lire mes articles sans réagir ? Est-ce pour penser à revenir le voir quand vous aurez le temps ? Est-ce une fausse manipulation ? Bonne journée.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Dom😀c est un texte qui date de 2005 que j’ ai retravaillé et raccourci. À l époque l inspiration venait du livre « femmes qui courent avec les loups » sur la richesse et le pouvoir créateur de l inconscient féminin.

      Aimé par 1 personne

      1. Oui, j’ai entendu parler de ce livre mais je ne l’ai pas lu. On m’a offert cet été « L’esprit de la louve » de Catherine Poulard-Camax. Pas encore lu non plus (ma PAL est réellement trop grande…)
        Bonne soirée !

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